• Voilà, je me suis lancée sur NanoWriMo, une plateforme que je viens de découvrir grâce à mon forum favori, La Mare aux Nénuphars, un forum d'auteurs de SFFF épatant. Pour commencer directement, c'est . Le truc ? Écrire 500 ksec, un roman, en somme. Quoi de mieux pour se délasser des Cheveux d'Alice, qui est en phase de correction, que d'écrire un autre roman, je vous le demande ? Et allez, sous vos yeux ébahis, je vous dévoile que primo, il s'agit d'une très vague préquelle d'Alice, que deuxio, le titre en est X130 et que tertio, enfin, c'est un roman d'anticipation qui se passe en 2114. Bien avant Alice, donc.

    Je dois finir le premier jet avant la fin du mois de novembre et tout ça pour quoi ? Mais juste pour le plaisir de m'adonner à mon addiction favorite, voyons : écrire !

    Eh oui, c'est en anglais, eh non, ça ne me gêne pas le moins du monde, pas même pour aller discutailler sur les forums. Mais rassurez-vous, mes romans sont tous en français.

    Et voilà la bannière, auréolée de gloire, dans laquelle se drape majestueusement votre générale zliotèque préférée : TADADAAAA ! Désolée, hum... j'ai eu la flemme de l'embedder...

    Et voici mon profil sur Camp Nano. Oui, je sais, j'écoute toujours du Alien Sex Fiend, à mon âge, si c'est pas malheureux.

    Delicious

    votre commentaire
  • Je ne vous raconterai pas mes péripéties vacancières sur la planète Gazebo : trop de touristes, trop de vents, des vents vraiment très violents, pires que sur Neptune, soufflant à 1520 km/h en moyenne. J'en ai attrapé un rhume !

    Pour couronner le tout, en arrivant à l'astroport intergalactique de Loplopia, la navette spatiale s'est accidentée sur le terrain, en raison d'un lézard géant qui creusait des tranchées sur la piste. Je n'aime pas lire les gazettes de Gazebo : elles sont remplies de faits divers dont la véracité est plus que discutable. Mais cette fois, comme cela me concernait, j'ai pris sur moi de l'acheter. Bien mal m'en prit !

    Certes, ce n'est pas pour quelques zubus interstellaires que je m'en vais pleurnicher, mais quand même ! Enfin, imaginez-vous : le journaliste ne connaissait même pas le nom du reptile fauteur de troubles ! Bon, évidemment, l'armée gazebienne lui a tiré dessus et il était déjà mort, lorsque l'autre s'est mis en tête de l'interviewer.

    Et alors ? Ce n'est quand même pas pour économiser le prix d'un billet de navette à destination du système binaire de Lo, là d'où était vraisemblablement originaire le reptile, que ledit journaliste n'a pas fait l'effort de rechercher la famille du défunt afin de l'interroger ? Ce n'est qu'à cent cinquante millions d'années-lumière, une bagatelle !

    Bref, Gazebo, amis terriens, plus jamais.

     

     

    Delicious

    votre commentaire
  • Un exercice que j'aime bien faire de temps en temps, assez classique au demeurant, mais qui donne des résultats surprenants et (parfois !) poétiques : je veux parler du cadavre exquis ! Enfin, de l'une de ses applications, car habituellement, il se fait à plusieurs.

    Le principe est simple : il suffit de faire une liste de noms, puis d'adjectifs, de compléments du nom, de verbes (transitifs si possible, ce que j'ai visiblement oublié ce matin, vous vous en rendrez compte en remarquant la structure de certaines phrases), de compléments circonstanciels et de compléments d'objets (d'où l'importance de la transitivité des verbes). Ensuite, on assemble le premier nom avec le premier adjectif, etc., on recommence avec la seconde série de mots, jusqu'à la dernière. Très important : toujours écrire une liste de mots de même nature ou une liste d'expressions de même fonction, car le tout, c'est d'arriver à des phrases qui n'ont vraiment ni queue, ni tête, mais qui sont grammaticalement impeccables. On a quand même le droit de modifier un peu la structure de la phrase, non pas pour lui donner plus de sens, mais juste pour éviter qu'elle soit disloquée.

    On arrive alors avec des phrases du genre :

     

    La lanterne rouge des arbres morts enterre, sans plus de précision, des agrafes éparses.

     

    Ça n'a pas de sens, mais c'est rigolo et ça permet, quand on est en manque d'inspiration, de se défouler un peu le poignet avant d'écrire pour de vrai. Et hop ! en voici quelques autres, celles de ce matin, toute fraîches de chez le poissonnier :

     

    L'eczéma carnassier de l'habituelle grand-mère sable avec tendresse un ou deux chiens de prairie.

     

    Un héliotrope ambré aux cheveux épais circonscrit les moules de vase dans la soupe.

     

    Le carbonifère idéal, plein d'artichauts, répète, assez étrangement, l'effet d'un aphrodisiaque incertain.

     

    Un hélicoptère colloïdal grammaticalement correct fait décroître les cosaques allongés sur le toit de l'opéra de Dunkerque.

     

    La maison éprouvante de l'entre-deux-guerres s'alite très à propos dans une bière olympique.

     

    L'animal cuivré de la lune sanglante s'époumone sur une serviette de bain avec des passages étroits.

     

    Le masque abominable des fleurs de fontaine étanche, à côté d'un évêque doré, sa soif de musique de chambre.

     

     

    Le but n'est pas d'en faire un roman : ce serait assez chiant à lire et, du reste, les surréalistes ont usé et abusé du stratagème. Mais écrire ce genre de coquefabues au réveil remet assez bien les neurones en place, ne trouvez-vous pas ? Et maintenant, amusez-vous, amis terriens !

     

     

    Delicious

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires